Il y a de ça déjà quelques semaines (pour ne pas dire quelques mois), avec des amis, nous avons décidé d’aller au Capc, pour une soirée spéciale… très spéciale. Au programme : soundpainting ? Ouais génial : je ne sais pas ce que c’est, mais j’adore déjà ! Et le CEFEDEM ? Waouhh de la danse, improvisée ? Et du soundpainting ? Nous voilà emballés, partant pour cette folle soirée au Capc.
Il fut un temps, on s’éclatait presque en soirée au Capc. Nuit des musées délirante, concerts, bref, une vraie vie nocturne (du moins ponctuellement… non, le Capc n’était pas une boîte de nuit… dommage, aujourd’hui, ça ferait venir du monde, qui serait content de payer pour entrer et qui profiterait de la super acoustique du lieu !) pour ce musée que j’adore par dessus tout (je ne vous en ai pas encore parlé ?? ça ne saurait tarder). Quiconque me connaît, sait que je voue un culte sans borne à ce tas de pierre ! Et pour cause : j’y ai passé des heures durant mes études en histoire de l’art, surtout durant mon DEA (d’ailleurs, quand sur Bordeaux tombe une chaleur cuisante, c’est un endroit bien frais où il fait bon se réfugier). Mais comme j’en ai parlé dans un précédent billet , le Capc ne semble plus être que l’ombre de lui-même depuis quelques années. Alors, quand j’ai vu cette soirée, je me suis dit “ça y est, c’est reparti, à nous les soirées au Capc!!” (avec petit glapissement de joie, bien sûr).
Me voilà donc partie au Capc Musée d’art contemporain (c’est comme ça qu’il s’appelle en vrai… Que le dernier ferme la porte, merci!), pas fière d’y retrouver mes amis pour une super soirée “tip-top artistique”. Ouh là, mais il y a du monde ! C’est un samedi soir, il est 18h30 : ils sont motivés ! Une fois rentrés, on constate que :
- Un : il n’y a que 10 chaises, déjà occupées : c’est une soirée privée ??
- Deux : que des bobos présents avec leur progéniture
- Trois : même pas un petit four (ben oui, quand même ! Et un verre de vin ? Ah, non ? Bon…)
Et là, Etienne Rolin, musicien, compositeur et plasticien l’instigateur de la première partie de soirée vient présenter son oeuvre. Mais, y’a pas place pour les danseurs ?! … Ah, ben oui, le CEFEDEM c’est aussi des chanteurs, des musiciens… Damned ! Bon laissons une chance à cet homme qui a l’air ma foi bien sympathique.
Le principe du Soundpainting ? Improviser chant et musique. Le chef d’orchestre utilise une sorte de langage universelle fait de signes pour communiquer avec les musiciens et une chorale. Génialissime : ce langage abat les cloisons entre les disciplines musique, danse et chant : je dis oui, oui, et mille fois oui ! Le principe est tout simplement super… Mais la pratique, je ne cache pas que les 10 premières minutes étaient un peu difficiles. Entre jazz conceptuel et bazar crispant, j’hésitais. Sur des textes déprimant (je ne citerai pas l’auteur…) criés, chuchotés et ris par le choeur. Et puis, finalement, une fois rentrée dedans… j’ai adoré ! Pourquoi ? Et bien, je ne sais pas : assister à la création d’une oeuvre musicale en direct, voir des hommes mus par une même impulsion, c’est très émouvant et grisant. J’en redemandais presque !
Si j’étais partie les premières mesures, j’aurais regretté : c’est de la réticence et des a priori que naissent les plus belles surprises. Alors la prochaine fois que vous êtes plein de préjugés sur une expo ou sur un événement artistique, allez-y ! Vous passerez un excellent moment !
Et alors ……….. ?????
depuis juin, plus rien ????????????????
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